Décloisonner les genres et les esthétiques

ralph louzon ©adagp

Première femme soliste des flûtes kavals, Isabelle Courroy travaille un matériau sonore né de l’énergie viscérale du souffle.

Elle développe les dimensions à la fois archaïques et contemporaines de ses instruments.

Isabelle Courroy

J’ai découvert les flûtes kaval il y a plus de trente ans. Je me suis plongée dans l’apprentissage de cet instrument dont la forme oblique, la plus rudimentaire, pourrait se résumer à celle d’une tige creuse percée de trous, que l’on insuffle de côté.  Cette apparente simplicité de départ donne naissance, in fine, à un matériau sonore plastique et complexe, fruit du travail du musicien et mon régal quotidien...

J’aime cette vacuité d’embouchure qui met directement en contact, par la puissance viscérale du souffle, le centre du corps qui joue avec celui du corps qui écoute.

L’instrument que je joue est un porte voix. C’est parfois un lance flamme”.


Isabelle Courroy mène une carrière internationale.

La plasticité de son jeu et la singularité de son style marquent ses contributions dans le domaine des musiques du monde, traditionnelles, actuelles, anciennes et contemporaines.

Sa discographie est saluée par l’Académie Charles Cros, les Victoires de la Musique, ffff de Télérama, Choc du Monde de la Musique et Diapason d’Or.